Art de vivre Jardin

Les vicissitudes de la jardinière débutante ou comment faire de la confiture avec des cerises napoléon

4 juillet 2017
cerises napoleon

Le jardin nourricier

En débutant au jardin, je pensais que le plus dur serait de faire pousser les plants. Je pensais à la difficulté de faire germer les graines de tomates ou de panais (dur dur le panais!).

Et quand ça pousse, on est tout content et fier de soi. 

En arrivant dans mon jardin, il y avait quelques fruitiers qui ne donnaient pas grand chose, faute d’entretien et peut être parce que les arbres sont vieux. Alors on a planté pas mal d’arbre.

Les groseilliers ne donnaient pas non plus alors on les a taillé et nourrit.

Du coup, comme apparemment le climat a été favorable au fruits, cette année, ça déborde un peu! Mais pas tant que ça en réalité, car un de mes problèmes avec ce jardin est de savoir consommer!

Paradoxalement, je continue à acheter des légumes, par habitude! Lorsque je suis au marché et que je vois les beaux  légumes de notre producteur bio habituel, j’en oublie totalement mon jardin.

Ou bien, c’est en plein milieu du repas que je me dis « tiens, ça aurait été bon avec une salade » et que je me rends compte que j’en ai dans le jardin! Pareil pour les radis: j’ai soigneusement fait plusieurs semis jusqu’à réussir à avoir de beau radis bien croquants…et je les ai oubliés!

Ce sont de nouvelles habitudes à prendre: quand on veut manger, on ouvre pas le frigo! il faut plutôt aller faire un tour au jardin. C’est pire pour les enfants, qui n’ont pas encore intégré le plaisir de cueillir des fraises directement dans le jardin. Pourtant, quand ils arrivent chez leurs grands parents, ils le font spontanément mais chez eux ils doivent penser à sortir spécialement pour aller chercher des fraises.

Le néo-rural doit donc apprendre à intégrer le potager dans sa routine quotidienne : semer, planter, ne pas oublier d’arroser et puis penser à récolter pas trop tard et puis consommer ou conserver.

Il va falloir résoudre ce petit problème et apprendre à faire des confitures car avec tous les arbres qu’on a planté, bonjour les récoltes futures!

Comment donc consommer, transformer et conserver tous ces fruits et légumes.

Le problème n’est pas tant les quantités de fruits et légumes que l’on récolte mais plutôt que tout arrive en même temps, à l’époque du bac et des spectacles de fin d’année! Donc si je n’apprends pas avec de petite quantité, je n’arriverai pas à gérer l’arrivée des fruits dans quelques années.

Par exemple, comment faire de la confiture de cerise napoléon?

Ça parait simple: on récolte, on dénoyaute, on cuit avec du sucre et on attend que ça épaississe! Simple!

Et ben non, pas si simple. J’ai transformé ma première confiture en bonbon, tellement elle est cuite. En fait, en surfant un peu, j’ai découvert que la cerise napoléon est parfaite pour faire des fruits confits. Ah, ben, c’est ce que j’ai fait. J’ai transformé 3 pots de bonne confiture en un pot de bonbon. Bravo!

Voici donc ma recette (réussie) de confiture de cerises napoléon:

  • 1Kg de cerises dénoyautées
  • 500g de sucre
  • Verser le sucre sur les cerises, mélanger et attendre que les cerises rendent un peu d’eau (pour que ça ne colle pas en début de cuisson)
  • Cuire 5 min
  • Passer les fruits à la moulinette (très important!)
  • cuire 10 min

En tout, donc, 15 min de cuisson. Tester d’abord avec 15 min et si ça ne convient pas ajouter 5 min. Mais attention, le test de la goutte de confiture sur un support froid pour voir si ça fige ne marche pas. Et si on cuit trop, la confiture fige d’un coup! Et on a du bonbon.

Le passage à la moulinette est important si on veut une consistance épaisse sans que ce soit trop cuit.

Sinon, j’ai essayé la gelée de framboise, plutôt ratée et qui finira en coulis sur une glace ou pour aromatiser une limonade.

Finalement, ce n’est pas si simple de faire sa nourriture soit même. Voilà donc pourquoi tant de gens font leur courses au supermarché!

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