Je cultive la rhubarbe dans mon jardin

En ce premier mai, j’ai envie de vous parler rhubarbe!

La rhubarbe et moi : petits bonheurs et grandes batailles au jardin

Pour moi, la rhubarbe, c’est un peu un pari à chaque printemps. Pourtant, j’adore cette plante. Ses grandes feuilles déployées comme des ombrelles, ses tiges acidulées parfaites pour une compote maison… Mais il faut bien le dire : ce n’est pas la culture la plus tranquille du jardin.

Cette année, j’ai tenté une nouvelle aventure avec un petit plant de rhubarbe Victoria, un semis de l’année que j’ai acheté au marché de Merville (Lorient). Tout mignon, tout fringant, il pousse vite. Mais vu sa taille, je n’ai pas pris de risques : je l’ai tout de suite rempoté et mis à l’abri, car ici, les limaces rôdent… et elles sont sans pitié. Sans parler des mulots et des campagnols, qui, visiblement, trouvent eux aussi la rhubarbe à leur goût quand la plante est installée au jardin.

En parallèle, ma « vieille » rhubarbe, celle qui est bien installée depuis quelques années, m’a fait une jolie surprise cette saison : elle a fleuri pour la première fois ! Une belle hampe florale qui a vite attiré une petite faune curieuse. J’ai eu la chance d’observer plusieurs cétoines dorés, ces magnifiques coléoptères verts aux reflets métalliques. Je vois souvent leurs larves dans les composteurs mais les voir batifoler sur la rhubarbe me donne l’impression que mon jardin est vivant et accueillant.

Je le dis souvent autour de moi : les cétoines ne sont pas nuisibles, bien au contraire. Elles aident à décomposer la matière organique et jouent un vrai rôle dans la création du compost. Alors pas de panique si vous en croisez : laissez-les faire leur travail tranquillement.

Cultiver la rhubarbe : entre patience et petits ajustements

Avec le temps, j’ai appris que la rhubarbe demande un peu de patience… et pas mal d’observation. Elle n’aime pas être bousculée : une fois installée, mieux vaut la laisser tranquille. C’est une plante vivace, qui peut rester en place dix ans ou plus si elle se plaît. Mais pour ça, il faut lui offrir un bon départ.

De mon côté, j’ai compris deux choses essentielles : un sol riche et de l’humidité sans excès. Je la plante dans un coin un peu frais du jardin. Je lui donne régulièrement du compost bien mûr — mon or noir maison, enrichi par les cétoines, justement. Elle semble apprécier.

Un truc que je n’avais pas anticipé au début, c’est qu’il faut lui laisser du temps pour s’installer. D’autant plus que chaque année les prédateurs, campagnols et limaces en grignotent un petit bout par le dessous et par le dessus. Il faut donc bien surveiller que le plant ne se fasse pas entièrement dévorer. J’ai déjà perdu plusieurs plants faute d’attention!

Les quatre premières années, je n’ai quasiment rien récolté. Et c’est normal. La plante met son énergie à développer ses racines. Maintenant qu’elle est bien établie, elle me donne de belles tiges, que je récolte avec modération, toujours en les coupant à la base (jamais plus d’un tiers à la fois, pour ne pas l’épuiser) et toujours en surveillant l’activité des campagnols.

Je ne sais pas si c’est pareil chez vous, mais ici, les limaces raffolent des jeunes pousses. Alors au printemps, je garde un œil attentif. J’essaie d’éviter les granulés mais ce n’est pas facile. Et pour le plant tout jeune de cette année, j’ai carrément préféré le garder en pot pour l’instant, le temps qu’il prenne un peu de force.

Côté entretien, la rhubarbe n’est pas très compliquée. À part un arrosage régulier en période sèche et un bon paillis au pied (j’utilise de la paille), elle se débrouille. En hiver, je laisse les feuilles se décomposer sur place .

Multiplier la rhubarbe

Quand un pied de rhubarbe se plaît quelque part, il finit par devenir énorme. Pas ici, mais je l’ai vu dans le jardin de mes parents où les campagnols sont moins actifs. C’est impressionnant ! Et c’est aussi l’occasion idéale pour le diviser et en faire profiter d’autres coins du jardin… ou des amis jardiniers.

Le bon moment pour la division du pied, c’est l’automne ou le tout début du printemps, quand la plante est encore au repos. Il faut dégagé le pied à la fourche-bêche, puis coupé franchement avec un grand couteau propre. Il faut que chaque morceau ait au moins un bourgeon bien formé (ce qu’on appelle un œil) et un peu de racines.

Quelques variétés à découvrir

J’ai choisi la Victoria cette année, un grand classique réputé pour ses tiges longues et charnues, d’un rouge-rosé appétissant et pas trop acide. Elle est assez productive et bien adaptée à un jardin familial.

Mais il existe plein d’autres variétés intéressantes :

  • Frambozen Rood : avec ses tiges rouges soutenues, très esthétiques en cuisine.
  • Canada Red : connue pour sa douceur, presque sucrée.
  • Glaskin’s Perpetual : une variété ancienne qui donne longtemps dans la saison, mais qui peut être plus acide.

J’aimerais tester plusieurs pieds, juste pour comparer les couleurs et les goûts. Mais, ici, c’est vraiment trop compliqués avec les campagnols. Cela demande vraiment trop d’attention.

Et dans l’assiette ? Un plaisir simple

Quand les tiges sont belles et croquantes parfois dès fin avril, impossible de résister. Je les coupe, je les épluche (pas toujours, si elles sont jeunes), et hop : en compote, avec des fraises pour adoucir. C’est ma recette préférée! Une crème anglaise ou une boule de glace vanille et c’est le bonheur!

La rhubarbe, ce n’est pas seulement un fruit-légume à récolter. C’est une présence généreuse dans le jardin!

Voilà, c’est tout simple. Pas de recette miracle, pas de « vous devriez faire comme ci ou comme ça », juste un petit bout de mon expérience de jardinière amateur. Si vous aussi vous cultivez la rhubarbe, je serais ravie de lire vos anecdotes !

Au sujet de l'auteur

Agnès

Agnès ♥ Blogueuse optimiste et positive, je suis une passionnée de Déco, de DIY et de jardinage, toujours à la recherche de nouvelles inspirations et de choses à créer ♥

1 Comment

  • j’aime beaucoup la rhubarbe Victoria, elle ne disparait pas ici en hiver, et les tiges sont fortes et délicieuses. J’ai d’autres variétés depuis cette année, j’attends de voir si elles ont bon goût😉
    bon lundi Agnès!

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